Fiche Film – Yeh dil aap ka huwa

Yeh dil aap ka huwa, Film réalisé en 2002 par Javed Sheikh

yehdil

Résumé
Falak (Moammar Rana) est le petit-frère d’un riche homme d’affaires pakistanais, Jamal Saigol (Javed Sheikh). Il vit en Espagne avec son meilleur ami Chan (Saleem Sheikh) et la sœur de ce dernier, Pinky (Veena Malik) qui est secrètement amoureuse de lui.
Lors d’un voyage en Suisse, il rencontre la magnifique Sitara (Sana Nawaz), pakistanaise elle aussi, et en tombe follement amoureux. Il se décide à la suivre au Pakistan.
Il espère pouvoir l’épouser mais il s’avère que son grand-frère, Sargul (Babar Ali) est le pire ennemi de Jamal Saigol. De plus, Sargul a prévu de marier sa sœur à Chan, le meilleur ami de Falaq.

Commentaires
Un magnifique chef d’œuvre de romantisme ! Ce film fut un immense succès populaire au Pakistan. Ce film est selon moi le meilleur film pakistanais de ces dernières années. Même si l’histoire est assez classique, il émane de ce film une incroyable magie qui le rend adorable tant il est romantique.
Les chansons constituent l’un des points forts du film. Elles sont chantées par des chanteurs indiens : Kumar Sanu, Sonu Nigam et Kavita Krishnamurthy. Elles sont magnifiques et les paroles écrites par le poète indien Nida Fazli sont dans un très bel ourdou.
Un film très romantique qui vous donne une belle image du Pakistan.

Marouane Ouled Amor
www.association-indian-passion.fr

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Traditions culinaires

1- Quel est le menu typique d’une journée dans votre pays?

Typiquement, un menu est constitué d’une entrée, d’un plat et occasionnellement d’un
dessert.

L’entrée est généralement une salade simple (feuilles de salade, tomates et concombres).

Le plat de curry (ragout de légumes et viande) peut être accompagné de lentilles ou de
légumes.

Comme en France nous avons notre pain, le ‘nan’ (galette épaisse de pain levée comme les
fonds de pizza) ou  ‘rotee’ (galettes fin de farine complète). Ces pains sont fait à la
maison, dans tous las foyers Pakistanais.

Ils peuvent également être achetés dans les boulangeries, où ils sont cuits au feu de
bois.

Si le curry n’est pas pris avec du pain, alors il est pris avec du riz nature.

Le dessert, s’il y en a peut être des fruits ou des sucreries.

2- Combien de repas par jour les pakistanais mangent-ils et à quelle heure?

Il y a 4 grands moments dans une journée :
-le petit déjeuner (7h- 8h),
-le déjeuner (13h-14h),
-le goûter ou thé (17h- 18h)
-le diner (21h-22h)

…et bien sûr le thé à longueur de journée!

3- Quels sont les noms de ces repas ?

-le petit déjeuner se dit : ‘nashta’
-le déjeuner se dit : ‘do-peher ka khana’
-le gouter ou thé se dit : ‘tchai’
-le diner se dit : ‘raat ka khana’

4- De quels mets sont-ils constitués ?

Alors évidemment les mets diffèrent selon les régions et les familles. En général,

-le petit déjeuner :
Dans les familles modestes : biscottes secs et thé au lait.
Ou encore pain fait maison ‘rotee’, le reste du curry du soir, le thé ou ‘le lassi’ salé
ou sucré (c’est une boisson au yaourt allégé frappé)

Dans les familles aisées : le pain de mie ‘toasts’, ou pain fait maison frit ‘le
parratha’, confiture, omelettes, thé ou ‘lassi’

-le déjeuner :
un plat de curry soit aux lentilles, légumes, légumes et viande (poulet- mouton-boeuf)
salade de crudités (oignons, carottes, concombre, tomates)
salade de yaourt : yaourt nature salé avec du cumin en graines ou concombre rapé.
‘chutney’, et/ou ‘pickles’ de légumes condiments.
et un fruit

-le goûter :
le thé et des biscuits ou gâteaux faits maison

-le dîner :
curry de lentilles et riz, ou curry de légumes et pain fait maison.
salade et yaourt/ pickles de légumes ou ‘chutney’, sauce aigre douce de légumes ou fruits.
fruit/ sucrerie

5- Les repas se prennent-ils en famille, combien de personnes y participent
habituellement ?

Oui les repas se prennent en famille. La notion de famille est très importante au
Pakistan.
Les familles sont parfois nombreuses avec les grands parents qui vivent chez leurs
enfants (soit jusqu’à 3 génération), dans de grandes maisons.
On peut ainsi retrouver jusqu’à 10 personnes à table lors des repas.

6- Quel est le dessert le plus apprécié des enfants ?

Parmi les desserts, le ‘ halwa’ (gâteau semoule) ou le ‘mithai’ (pâtisserie
traditionnelle) font l’unanimité.

Durant la période estivale, c’est le ‘kulfi’ qui est apprécié (il s’agit d’une glace au
lait) ou tout simplement le fruit national : la mangue !

7- Quel est le repas de fête le plus populaire et à quelle occasion est-il consommé ?

Comme Noël et Pâque, nous célébrons aussi deux grandes fêtes religieuses dans l’année:
-la fête de ‘Eid-ul-fitr’ à la clôture du mois de Ramadan
-la fête de ‘Eid-ul-kabir’ ou la fête du mouton à la fin du grand pèlerinage à la Mecque,
célébrant le sacrifice du prophète Abraham.

Traditionnellement, on y fait les plats suivants, très apprécié de tous :
-Curry de mouton ‘karhai gosht’
-Poulet au four ‘tandoori chicken’
-brochettes de viande hachée ‘kebab’
-un plat traditionnel de riz jaune au safran accompagné d’une viande épicée (poulet ou
agneau) ‘le biryani’
-pain levé traditionnel ‘nan’
-salade, sauces, condiments, assortiment de chutneys
-assortiments de pâtisseries faits maison

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Lollywood, Le cinéma du Pakistan

Tout le monde a entendu parler de Bollywood et du cinéma hindi mais peu de gens ont entendu parler de Lollywood, le cinéma du Pakistan. Lollywood c’est la contraction de Lahore et de Hollywood car c’est à Lahore que sont produits la majorité des films pakistanais. Lahore produit 10 fois moins de films que Mumbay mais il est dommage que son cinéma ne soit pas connu alors que le hindi et l’ourdou sont quasiment identiques à l’oral.

Lahore est le grand centre de production de films au Pakistan, on y produit des films en ourdou et en penjabi. A Karachi, Karywood, on produit aussi quelques films en ourdou mais aussi en sindhi et à Peshawar, Pollywood, on produit des films en pashto mais c’est Lahore, Lollywood, qui domine.

Le Pakistan produit peu de films par an (une vingtaine seulement) et pas toujours de très bonne qualité mais il existe aussi de très bons films du niveau des films indiens. Il convient donc de découvrir ce cinéma.

Avant la Partition, Lahore était déjà un grand centre de production cinématographique mais moins important que Bombay. Lors de la Partition, quelques artistes du cinéma de Bombay sont partis travailler au Pakistan mais beaucoup d’artistes originaires du Pakistan sont restés en Inde comme Dilip Kumar, Raj Kapoor, Yash Chopra, Nargis, Madhubala, Dev Anand, Sunil Dutt, Manoj Kumar et beaucoup d’autres (les parents de Shah Rukh Khan étaient d’ailleurs tous deux originaires du Pakistan).
C’est ainsi que naît le cinéma pakistanais et le premier film pakistanais sort en 1948.

Le cinéma pakistanais va connaître un bon développement surtout après 1965. En effet, en 1965 (année de la deuxième guerre du Cachemire), l’importation de films indiens est interdite, l’industrie nationale pakistanaise va pouvoir se développer à l’abri de la concurrence.

Les années 70 constituent l’âge d’or du cinéma pakistanais avec des films comme Aina. Durant cette décennie, le Pakistan produit près de 100 films par an dont la moitié en ourdou. Les films de cette décennie étaient très romantiques et jouissaient de belles chansons avec des paroles dans un ourdou très poétique, qui ont d’ailleurs été abondamment plagiées dans les films hindi des années 70, 80 et 90.

Les années 80 voient par contre le cinéma pakistanais amorcer son déclin. Ce déclin est dû à l’arrivée des paraboles et de la vidéo qui ramènent la concurrence des films hindi. Les salles de cinéma commencent à péricliter car plus besoin d’y aller puisque tout est disponible à la maison. L’industrie cinématographique réagit mal et ne cherche pas à résister. Voyant les salles se vider, les producteurs renoncent à faire de bons films et se contentent de produire un cinéma de mauvaise qualité, violent et vulgaire, pour un public masculin. Cela ne favorise pas le retour des familles dans les salles. De plus, le penjabi est favorisé au détriment de l’ourdou.
L’Etat ne fait rien pour aider le cinéma, au contraire il le fragilise par de lourdes taxes, des censures et des réglementations absurdes.
De près de 100 films par an dans les années 70, on atteint une cinquantaine dans les années 80, une trentaine dans les années 90 et une vingtaine dans les années 2000 avec de plus peu de films de qualité. C’est un véritable effondrement !

Il ne faut pourtant pas être trop pessimiste. Le Pakistan a su produire de bons films durant ces dernières années et dispose d’artistes de grands talents. Des films comme Mujhe chand chahiye, Yeh dil aap ka huwa, Salakhain ou Koi tujh sa kahaan ont montré que le Pakistan pouvait produire de très bons films en ourdou. Néanmoins, ces films restent encore peu nombreux.

La solution semble venir de l’extérieur. En effet, avec l’amélioration des relations entre l’Inde et le Pakistan depuis 2003, de fructueuses collaborations sont possibles et des coproductions ont pu voir le jour. Le cinéma pakistanais peut ainsi profiter du savoir-faire indien en matière de cinéma et des réalisateurs pakistanais n’hésitent pas à aller tourner leurs films en Inde pour bénéficier de la technique locale. De nombreux artistes pakistanais ont d’ailleurs fait de brillantes carrières en Inde comme Javed Sheikh ou Adnan Sami.

En 2007, l’interdiction de diffuser des films indiens au Pakistan a été levée et en échange des films pakistanais devront être diffusés en Inde. Cela apporte au cinéma pakistanais une concurrence stimulante et une ouverture sur l’extérieur.

Cela favorise la créativité et des films d’auteur de qualité ont vu le jour comme Khuda kay liye ou Ramchand Pakistani. Avec l’aide de techniciens indiens, des comédies romantiques familiales de qualité ont été réalisées comme Kabhi pyar na karna ou Khulay asmaan kay neechay.

On peut donc parler, comme le souhaite le gouvernement pakistanais, d’une renaissance du cinéma au Pakistan.

Marouane Ouled Amor
www.association-indian-passion.fr

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Présentation de Marouane Ouled Amor

Je me présente, je m’appelle Marouane Ouled Amor et je suis responsable du pôle cinéma pakistanais au sein de l’association « Indian Passion ».

Notre association a pour but de promouvoir le cinéma du sous-continent indien en France, elle gère aussi le fan-club français officiel de Shah Rukh Khan.
Je ne suis pas pakistanais mais je parle ourdou et je m’intéresse beaucoup au Pakistan et à sa culture. Connaissant déjà le cinéma indien, j’ai eu envie de m’intéresser au cinéma pakistanais. Voyant l’engouement que suscite le cinéma hindi en France, je me suis dit qu’il serait intéressant de faire connaître aussi le cinéma ourdou car hindi et ourdou ne forment qu’une seule et même langue et que les références culturelles entre les deux cinémas sont quasiment les mêmes.

Mon objectif est de faire connaître le cinéma pakistanais et ainsi de promouvoir la culture pakistanaise en France. C’est donc un grand honneur pour moi que de réaliser une brève présentation du cinéma pakistanais pour le CCFP.

Vous trouverez dans cett rubrique une petite histoire du cinéma pakistanais et une sélection de films. J’espère que cette découverte vous donnera une belle image du Pakistan.
Vous trouverez des articles plus complets sur le cinéma pakistanais avec des vidéos, sur le site de l’association « Indian Passion », sous la rubrique « Lollywood ». Tous mes articles sur ce site sont signés avec le pseudonyme Raj Aryan.

Bonne découverte…

Marouane Ouled Amor
www.association-indian-passion.fr

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© 2007 - 2008 Centre Culturel Franco Pakistanais